Un bien long voyage qui a commencé dans le stress
Mon partenaire d’entrainement et ami Alexis Lhérieau a passé quelques jours à la maison avec moi pour terminer la préparation avant de partir pour l’Amérique du Sud. Nous devions partir en train depuis Sélestat jusqu’à l’aéroport de Paris CDG. Une petite correspondance de 20 minutes à Strasbourg. Mais arrivés à Sélestat nous avons été informé que le train avait 5min de retard, puis 10, puis 20… Le voyage n’avait même pas encore commencé qu’il a bien faillit être retardé d’un jour. Car nous n’aurions pas réussi à être à l’heure à Paris pour prendre l’avion si nous n’avions pas pu prendre le train à l’heure à Strasbourg. Plus de peur que de mal au final. Nous sommes montés dans le train au moment de la fermeture des portes. C’était intense car nous voyageons avec les valises vélo et soutes et nous sommes vraiment chargés. On ne peut pas se déplacer rapidement. Il a manqué vraiment rien pour qu’on ne puisse monter dans le train. Finalement tout s’est plutôt bien passé ensuite. Quelques complications comme toujours avec AirFrance au moment d’enregistrer les vélos. Rien qui sorte de l’ordinaire cependant.
De mon côté, avant le voyage je ne me sentais pas en grande forme. Pas mal de fatigue, un peu inexpliquée. Le voyage m’a coûté encore beaucoup d’énergie, ce qu’il me restait je pense. Même si, heureusement, j’ai pu bien dormir tout le long dans l’avion. Malgré cela, arrivé sur place le mardi 28 octobre, je me sentais complètement vide, sans énergie et sans envie. Ça n’a pas loupé, le lendemain je me suis réveillé complètement éteint, malade ! J’ai passé la matinée au lit à dormir. Ce qui m’a fait beaucoup de bien je dois avouer et m’a permis de reprendre un peu de force. Avec la course dimanche, c’était vraiment pas gagné de pouvoir prendre le départ. Heureusement, avec mon coach (à distance) on a super bien géré la petite maladie. Au final, jour après jour jusqu’au jour de course, je me sentais de mieux en mieux et l’énergie revenait petit à petit. Même si je n’étais pas à 100% le jour J, et encore un peu faible j’ai pu prendre le départ, ce qui était déjà une petite victoire et satisfaction de pouvoir courir !
La course
Eau à 12,5°. Start à 8h10. Température extérieur 10-12° environ.
Départ natation compliqué. Je me suis senti sans énergie dans l’eau (avec la maladie, je n’ai pas nagé de la semaine. uniquement 2,5k la veille), du mal à nager, trouver des sensations, du rythme. Je sors donc loin de la tête de course. Monté sur le vélo je me sentais un peu mieux. Je sentais l’énergie du jour qui commençait à venir. J’ai pu réaliser une belle partie vélo, mais lors de la pose du vélo, les jambes ne répondaient plus et je sentais que je n’avais plus de jus. J’ai du batailler pour rester avec les premiers de mon groupe (deuxième groupe, échappée 30sec devant environ). C’était challengeant car je sentais vraiment que je devais puiser dans le peu de réserve qui me restait.
Contexte de compétition
J’ai couru sur coupe d’Amérique car la France dispose de 5 dossards maximum sur les coupes du monde, et 5 français étaient déjà inscrits avant moi. Je n’ai donc pu prendre le départ de la coupe du monde qui avait lieu le même jour. Cas identique la semaine d’après à San Pedro de la Paz où j’étais sur liste d’attente mais n’ai pu rentrer sur la compétition.
[ Automatic translation ]
A very long journey that started with a lot of stress.
My training partner and friend, Alexis Lhérieau, spent a few days at my place to finish the preparation before leaving for South America. We were supposed to leave by train from Sélestat to Paris CDG airport. A small 20-minute connection in Strasbourg. But when we arrived in Sélestat, we were informed that the train was 5 minutes late, then 10, then 20… The journey hadn’t even started and it almost got delayed by a whole day. Because we wouldn’t have made it on time to Paris to catch the plane if we hadn’t been able to catch the train on time in Strasbourg. More fear than anything in the end. We boarded the train just as the doors were closing. It was intense because we’re traveling with our bike bags and gear and we’re really loaded. We can’t move quickly. We really almost didn’t make it onto the train. Finally, everything went rather well afterwards. A few complications as always with AirFrance when registering the bikes. Nothing out of the ordinary, though.
On my side, before the trip, I didn’t feel in great shape. Quite a bit of fatigue, a bit unexplained. The journey cost me even more energy, what little I had left, I think. Even so, luckily I was able to sleep well throughout the flight. Despite that, upon arrival on Tuesday, October 28th, I felt completely drained, without energy and without motivation. It was inevitable, the next morning I woke up completely wiped out, sick! I spent the morning in bed sleeping. Which did me a lot of good, I must admit, and allowed me to regain a bit of strength. With the race on Sunday, it was really uncertain whether I would be able to take the start. Luckily, with my coach (remotely) we managed the little illness really well. Ultimately, day after day, until the day of the race, I felt better and better and the energy gradually returned. Even though I wasn’t at 100% on race day, and still a bit weak, I was able to take the start, which was already a small victory and satisfaction to be able to race!
The race
Water at 12.5°C. Start at 8:10 AM. Outside temperature around 10-12°C.
Complicated swimming start. I felt without energy in the water (with the illness, I hadn’t swum all week, only 2.5k the day before), had difficulty swimming, finding sensations, rhythm. I therefore exited far from the lead group. Mounting on the bike, I felt a little better. I felt the energy of the day starting to come. I was able to do a nice bike leg, but when dismounting the bike, my legs weren’t responding and I felt like I had no juice left. I had to fight to stay with the front of my group (second group, breakaway 30 seconds ahead approximately). It was challenging because I really felt like I was tapping into the little reserves I had left.
Competition context
I raced in the America’s Cup because France has a maximum of 5 starting spots in the World Cups, and 5 French athletes were already registered before me. I was therefore unable to take the start of the World Cup which took place the same day. Identical case the following week in San Pedro de la Paz where I was on the waiting list but couldn’t get in.